Étude de Jacques
En 2008, le pasteur Philippe Bonicel a enseigné sur l’épitre de Jacques.
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Jacques 2
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Dans ses notes John MacArthur présente l’épitre de Jacques de la manière suivante:
Il y a quatre Jacques dans le Nouveau Testament, mais deux seulement peuvent être considérés comme les rédacteurs de cette épître. Aucun commentateur sérieux n’a retenu la candidature de Jacques le mineur, fils d’Alphée, ni celle du père du disciple nommé Jude . Certains ont suggéré qu’il pouvait s’agir du fils de Zébédée et frère de Jean ; il est toutefois mort martyr avant de pouvoir rédiger cette épître . Il ne reste donc que l’aîné des demi-frères de Christ , qui était aussi le frère de Jude , auteur de l’épître qui porte son nom . Ce Jacques a tout d’abord rejeté l’idée que Jésus puisse être le Messie , mais, par la suite, il a cru et est devenu l’un des principaux responsables de l’Eglise de Jérusalem . Il est en effet présenté comme l’une des «colonnes» de cette Eglise, titre qu’il partage avec Pierre et Jean . Il est aussi connu sous le nom de Jacques le juste, du fait de son engagement en faveur de la justice. Si l’on en croit l’historien juif du Ier siècle Flavius Josèphe, Jacques mourut en martyr vers 62 apr. J.-C. La comparaison lexicale entre la lettre transcrite en Ac 15 et cette épître fournit une confirmation supplémentaire qu’il en est bien l’auteur. Si les termes peuvent différer en français, ils sont identiques en grec.
Jacques écrit avec l’autorité que lui confère sa qualité de témoin oculaire de la résurrection de Christ . Il était reconnu comme compagnon d’œuvre des apôtres et comme chef de l’Eglise de Jérusalem.
Jacques destinait sans doute cette épître aux croyants dispersés , suite à l’agitation politique mentionnée en (vers 44 apr. J.-C.). Elle a très probablement été rédigée vers 44-49 apr. J.-C., puisqu’elle ne contient aucune allusion au concile de Jérusalem évoqué en Ac 15 (vers 49 apr. J.-C.). Elle serait donc la plus ancienne du canon du Nouveau Testament.
Contexte et arrière-plan
Les destinataires de cette épître étaient les chrétiens d’origine juive dispersés , suite peut-être au martyre d’Étienne , ou, ce qui constitue l’hypothèse la plus vraisemblable, du fait des persécutions subies sous le règne d’Hérode Agrippa Ier (vers 44 apr. J.-C.). Ils sont appelés «frères» à 15 reprises , épithète courante parmi les Juifs du Ier siècle. Par ailleurs, le mot grec traduit par «assemblée» est le même que celui traduit par «synagogue», et Jacques fait plus de 40 allusions à l’Ancien Testament (et plus de 20 au sermon sur la montagne,). L’épître porte donc clairement l’empreinte du judaïsme.
Thèmes historiques et théologiques
L’épître de Jacques rappelle le livre des Proverbes par sa manière directe et pragmatique d’évoquer la vie du chrétien victorieux. Elle met l’accent sur la pratique de la sainteté plutôt que sur une simple connaissance théorique de la vérité. Jacques désirait passionnément voir ses lecteurs faire preuve d’une obéissance sans compromis à la Parole de Dieu. En homme habitué à vivre à l’extérieur, il mentionne à 30 reprises au moins la nature (p. ex. «flot de la mer» 1:6; «bêtes» 3:7; «le ciel donna de la pluie» 5:18). A l’instar de Paul, il insiste sur la justification par la foi, mais en mettant l’accent sur les fruits spirituels comme démonstration d’une foi authentique.
