La Bible : mythes ou réalités?
par Bernard Guy
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Affirmer que Jésus est le seul chemin qui mène à Dieu, selon ce que l’apôtre Jean enseigne dans son évangile (Jean 14.6), est un discours inacceptable pour les penseurs postmodernes. Ces derniers croient plutôt que chaque groupe religieux a ses propres croyances, ses propres démarches spirituelles, ses propres objectifs, mais qu’aucun n’a accès à la vérité. Il n’y a pas de vérité, mais seulement des vérités au pluriel, ou si vous préférez, des façons différentes de voir et de vivre sa spiritualité. Ne dites surtout pas que Jésus est la vérité et qu’il est le seul chemin, car en le faisant, vous commettez un sacrilège contre les dieux modernes de la tolérance et du pluralisme…
Vous devez aussi cesser tout de suite de prôner les valeurs bibliques comme définissant de façon absolue ce qui est bien et ce qui est mal. Chaque groupe religieux ou social a ses valeurs distinctes et aucune de ces valeurs n’est absolue. Si dans une société cannibale, il est bien de « traiter son voisin aux petits oignons », de le faire bouillir et de le manger en potage, qui êtes-vous pour dire que cela est mal? Selon les penseurs postmodernes, il n’existe pas de vérité absolue ni de justice absolue, mais seulement une variété d’idées et de points de vue qui se valent les uns les autres.
Selon ce même appel à l’ouverture d’esprit, vous devez aussi cesser immédiatement de penser que la Bible est un livre inspiré de Dieu et exprimant la vérité. Chaque groupe religieux a son livre sacré et tous ces livres sacrés ont une égale valeur. Aucun d’eux ne présente de vérité absolue, mais simplement des idées particulières favorisant les visées religieuses et politiques de divers groupes à travers l’histoire.
Comment en est-on arrivé à cette pensée postmoderne ? Non seulement elle nie de façon dogmatique l’existence d’une vérité unique, mais elle fait aussi la guerre à tous les « conservateurs » qui non seulement persistent à dire que la vérité existe, mais qu’elle est aussi connaissable.
1. L’évolution des idées en Occident
Considérons brièvement l’évolution des idées en Occident depuis les derniers siècles. Durant la période du Moyen Âge, qui se situe grosso modo entre le VIe et le XVIe siècle, on acceptait généralement ce que disait l’Église comme étant la vérité. Et malheureusement, les idées véhiculées par « la Sainte Mère l’Église », étaient loin d’être toujours en harmonie avec les enseignements de la Bible et de la science. À partir du XVIe siècle et durant les quatre siècles qui ont suivi, l’homme s’est mis en tête qu’il pourrait découvrir la vérité de lui-même, par sa seule intelligence – démarche qu’on a surnommée le rationalisme. Il a commencé durant la période de la Renaissance par dépoussiérer les écrits des philosophes grecs de la période classique – en même temps que les réformateurs dépoussiéraient les écrits de la Bible. Il a poussé ses réflexions et sa recherche de la vérité pendant le siècle des Lumières, situé en gros au XVIIIe. Et durant la période moderne, aux XIXe et XXe siècles, il a fait de grandes avancées sur les plans scientifique et technologique. Mais au cours de cette période dite moderne, il a aussi commencé à attaquer sérieusement l’autorité de la Bible. Par les travaux de Darwin, remettant en cause la croyance traditionnelle dans le créationnisme, et par les travaux de théologiens allemands, l’autorité de la Bible qui n’avait pas été remise en question jusque-là se voyait attaquée de plein front.
Voici ce qu’on peut lire dans l’Encyclopedia Britannica (édition de 1979) à ce sujet : « Ce fut dans les universités allemandes que se posa pour la première fois la question de la critique biblique; quelqu’un pouvait-il être chrétien, voire un bon chrétien, tout en doutant de la véracité de certaines parties de la Bible ? Telle fut au XIXe siècle la question capitale posée au protestantisme, pour ne pas dire à l’ensemble de la chrétienté. »
En qualifiant certaines parties de la Bible de mythes, bien des membres du clergé protestant ont jeté le doute sur l’ensemble de la Bible. Un commentaire biblique protestant (Interpreter’s Bible, en 12 volumes) déclare ceci dans son introduction, sous le titre « La Bible: sa signification et son autorité » : « De cette enquête succincte, il s’ensuit qu’il ne serait nullement contraire à l’Écriture ni à rien d’essentiel à la foi chrétienne, mais plutôt en accord avec la Bible, de cesser totalement de parler des Écritures comme de la Parole de Dieu. » De telles déclarations détruisirent l’influence exercée par la Bible dans la vie des gens avec une efficacité bien plus redoutable qu’une bulle papale en interdisant la lecture.
Au XXIe siècle, nous sommes entrés dans l’ère postmoderne, où l’homme, conscient de n’avoir pu trouver la vérité sur les grandes questions de la vie par sa propre intelligence (ce que feu Francis Schaeffer a appelé « la démission de la raison »), proclame dogmatiquement qu’il n’y a pas de vérité unique et que même s’il y en avait une, on ne saurait y accéder à cause de notre regard subjectif sur la vie, sur les réalités du monde présent et sur celles du monde à venir. Alister McGrath, théologien d’Oxford, écrit à ce sujet : « Cette désillusion envers le modernisme des Lumières a débouché sur une philosophie où la vérité est qu’il n’y a pas de vérité. »
2. La recherche de certitudes
Mais l’homme du XXIe siècle n’accepte pas vraiment le discours des penseurs postmodernes. Il ne peut se faire à l’idée qu’il n’y ait pas de vérité absolue, de fondement solide sur lequel baser son existence. Il n’accepte pas non plus de rester sans réponse quant à ses origines, quant au sens de la vie et quant à sa destinée. C’est pourquoi, en désespoir de cause, il se tourne vers les « scientifiques » modernes ou vers des forces spirituelles obscures, en quête de certitudes.
Un des effets pervers de cela est que les hommes de science sont devenus les gourous modernes à qui l’on demande de répondre aux questions existentielles. Les savants sont excellents pour examiner un objet et en expliquer le fonctionnement, mais les grandes questions de la vie ne sont pas leur spécialité. Pourtant, c’est vers eux que Monsieur et Madame Tout-le-Monde se tournent pour obtenir des réponses. Les gens de notre génération sont pendus aux lèvres des scientifiques, à la recherche de réconfort et de certitudes. Et les journalistes « scientifiques » en profitent pour mousser les ventes de leurs journaux ou de leurs revues en récupérant les « suppositions chocs » de ces scientifiques et en érigeant ces suppositions en dogmes, sans souvent les avoir sérieusement examinées.
3. Des distinctions essentielles
Pour ne pas se laisser berner par la moindre « affirmation choc », il faut d’abord faire la distinction entre:
(1) une opinion (spéculation ou supposition),
(2) une hypothèse,
(3) une théorie,
(4) une évidence et
(5) une preuve.
Une opinion est simplement le point de vue subjectif de quelqu’un sur une question ; Une hypothèse est l’explication possible d’un phénomène observé. Une théorie est un ensemble organisé d’explications abstraites visant à expliquer un phénomène. Une évidence est ce qui s’impose à l’esprit avec une telle force qu’il n’est besoin d’aucune autre preuve pour en reconnaître la vérité ou la réalité. Et une preuve est une base solide servant à établir qu’une chose ou qu’un événement est vrai. La preuve peut être de type historique ou scientifique.
Pour qu’une preuve scientifique soit établie, on doit pouvoir observer une trentaine de fois le même phénomène dans des conditions identiques et obtenir les mêmes résultats. Ce n’est que dans un tel cas que nous pouvons vraiment parler de preuve scientifique. Dans tous les autres cas, il ne s’agit que de suppositions ou d’hypothèses.
Mais parce que les penseurs et scientifiques postmodernes se sont mis en tête de détruire toute prétention à la vérité, ils présentent souvent leur prise de position contre « tout absolu » comme étant le mot final sur le sujet. Mais n’est-ce pas là quelque chose d’étrangement contradictoire ? Si la vérité n’existe pas, comment prétendre avec tant de force et de dogmatisme que notre opinion sur un sujet fait autorité en la matière ?
Deux exemples frappants de cela sont les reportages récents sur les origines de l’univers et de l’homme suscités par le 200e anniversaire de la naissance de Darwin, et les conclusions de l’archéologue Israël Finkelstein contre l’historicité de la Bible, rapportées comme « vérité absolue » dans le numéro de janvier 2009 de la revue L’actualité. Considérons brièvement chacun d’eux.
4. Darwinisme ou créationnisme ?
Il y a d’abord cette pensée que les thèses de Darwin et les enseignements de ses successeurs ont prouvé hors de tout doute que l’homme était le fruit d’un processus évolutif quelconque et par conséquent, qu’on ne pouvait vraiment pas se fier à la Genèse et au reste de la Bible pour connaître la vérité concernant les origines.
M. Bertrand Couture, microbiologiste, a brillamment démontré, dans sa brochure L’Évolution: science ou croyance?, et dans ses conférences, que la théorie de l’évolution ne passait pas le test de la méthode scientifique. La plupart des gens pensent qu’il s’agit d’une théorie scientifique alors qu’en réalité, il s’agit plutôt d’une simple supposition. Mais en brandissant le terme « science » à tort et à travers, les gens se donnent l’illusion d’être sur du solide. Il semble suffire aujourd’hui de prononcer le mot « science » comme on aurait prononcé autrefois la formule magique Hocus Pocus pour dissiper tous les fantômes du doute et les menaces d’opinions contraires. Mais lorsqu’on regarde les choses de plus près, avec un regard objectif de chercheur, on se rend vite compte que la théorie de l’évolution ressemble davantage à une « supposition » qu’à un fait scientifique.
La complexité de l’univers
Premièrement, un monde si extraordinairement structuré peut difficilement être expliqué par le hasard. Pensez à l’organisation merveilleusement complexe des colonies de fourmis ou d’abeilles. Pensez un instant à l’œil dont le fonctionnement surpasse celui des caméras les plus perfectionnées. Pensez aussi aux divers organes du corps humain : au cœur, aux poumons, aux reins… Pensez au cerveau que l’homme commence à peine à explorer et dont la grande complexité lui échappe encore. Pensez au génome humain. Pensez au simple vol des oiseaux qui a fait rêver jadis Léonard de Vinci et qui fait encore rêver les ingénieurs en aéronautique d’aujourd’hui.
Pensez également aux conditions extrêmement précises permettant la vie sur la terre. Voici ce que nous pouvions lire dans le numéro de L’actualité d’août 2005, dans un article intitulé « Les conditions gagnantes » écrit par François Brousseau : « La recette de la vie compte une vingtaine d’ingrédients, dont seule la Terre a le secret. La liste est impressionnante. Une Lune juste de la bonne taille, juste à la bonne distance, pour stabiliser la rotation et l’inclinaison de la Terre. Une grosse planète (Jupiter) qui, par sa gravitation massive, a le bon goût d’attirer comètes et météorites, lesquelles, autrement, auraient causé de fréquents impacts catastrophiques. Une Terre ni trop proche ni trop loin du Soleil – sinon l’eau gèle ou s’évapore. Un Soleil lui-même situé juste où il faut dans la Galaxie. Des éléments chimiques de première importance – carbone, oxygène – ni trop présents ni trop rares. Détail crucial : un seul de ces éléments manque et tout l’édifice s’effondre. Prises une à une, ces conditions feraient déjà figure d’accidents très rares. Mises ensemble, elles font passer la planète bleue au rang de phénomène peut-être unique, miracle d’équilibre entre mille variables qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Loin de la banalité d’une banlieue de galaxie – comme on a voulu la dépeindre -, la Terre est un « flush royal » dans le poker cosmique de la vie. Mieux : c’est comme gagner au 6/49… 10 fois de suite ! Telle est en tout cas la thèse défendue avec force par les auteurs de Rare Earth. »
On pourrait imaginer que tous ces facteurs d’une précision inouïe sont le fruit du hasard, mais à notre humble avis, il est beaucoup plus sérieux et crédible de penser qu’une intelligence supérieure est à l’origine de cette orchestration grandiose. Et c’est exactement ce que la Bible affirme dans :
Genèse 1.1 : Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.
Psaume 104.24 : Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Éternel! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de tes biens.
Proverbes 3.19 : C’est par la sagesse que l’Éternel a fondé la terre, C’est par l’intelligence qu’il a affermi les cieux…
Ésaïe 40.26 : Levez vos yeux en haut, et regardez! Qui a créé ces choses? Qui fait marcher en ordre leur armée? Il les appelle toutes par leur nom; Par son grand pouvoir et par sa force puissante, Il n’en est pas une qui fasse défaut.
Jérémie 10.12 : Il a créé la terre par sa puissance, Il a fondé le monde par sa sagesse, Il a étendu les cieux par son intelligence.
Romains 1:20 : En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables…
Nous ne pouvons pas prouver scientifiquement que Dieu a créé le ciel et la terre, mais c’est l’hypothèse, pour ne pas dire la théorie la mieux soutenue par les évidences. La complexité de l’univers exige l’existence d’un dessein intelligent. D’ailleurs, même s’ils rejettent le créationnisme biblique comme modèle des origines, plusieurs hommes de science et penseurs recon-naissent que le hasard est loin d’être une explication satisfaisante.
Feu Jacques Monod, biologiste français de renom, a écrit ceci au sujet des abeilles dans son ouvrage Le hasard et la nécessité : « En outre et surtout, le programme notera que l’extrême complexité de leur structure (nombre et position des poils abdominaux par exemple, ou nervures des ailes) se trouve reproduite d’un individu à l’autre avec une extraordinaire fidélité. Preuve la plus certaine que ces êtres sont les produits d’une activité délibérée, constructrice, et de l’ordre le plus raffiné » (p. 20-21). Sans identifier Dieu comme étant l’auteur de cette complexité biologique, Monod affirme dans son ouvrage que le hasard ne peut en être la seule explication.
Voici ce qu’a écrit à son tour l’éminent biologiste Jean Rostand : « Malheureusement, je ne parviens pas à imaginer autre chose que le hasard. Mais biologiquement, il me semble difficile d’expliquer même une fleur par le hasard. » (ROSTAND, Jean. Cité dans le Nouveau dictionnaire biblique, Éditions Emmaüs, 1992, p. 297.)
Se prononçant également sur cette question épineuse, Albert Jacquard, un autre grand homme de science, écrit : « L’absurdité est trop énorme, inacceptable. Nous cherchons à nous persuader que cette description est incomplète, qu’elle passe à côté de l’essentiel; il faut coûte que coûte trouver une autre perspective. » (JACQUARD, Albert. Inventer l’Homme. Éditions Complexe, collection Le Genre Humain. Bruxelles, 1984, p. 173.)
La stabilité des espèces
Outre la complexité de l’univers, il y a le phénomène de la stabilité des espèces. Personne n’a jamais observé la transformation d’une espèce en une autre… Que cela ait pu se produire est une simple supposition. Et comment un être vivant pourrait-il survivre entre deux stades d’évolution ? Comment, par exemple, le poisson en train de se transformer en reptile aurait-il pu survivre sans branchies et sans poumons ?
Mais qu’est-ce que la Bible dit au sujet des espèces ?
Genèse 1.12 : La terre produisit de la verdure, de l’herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
Genèse 1.21 : Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.
Genèse 1.25 : Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
Genèse 6.20 : Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.
Genèse 7.14 : [...] eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.
Ce que le Bible nous dit reflète exactement ce que nous observons dans la nature. La Bible nous parle d’espèces bien définies qui se reproduisent entre elles plutôt que d’espèces qui évoluent en d’autres espèces, et c’est exactement ce que les observations scientifiques confirment.
La barrière de l’espèce est définie scientifiquement par l’incapacité à se reproduire. Nous pouvons croiser un cheval avec un âne, mais le mulet sera stérile. Nous pouvons croiser un chien et un loup et même un lion avec un tigre, mais au bout d’un court temps, la stérilité frappe leurs rejetons et cela ne va pas plus loin. Et nous pouvons répéter ces expériences plus de trente fois et nous allons arriver toujours aux mêmes résultats. Cela nous éloigne drôlement du concept de la « fable » et nous rapproche à coup sûr de la « preuve scientifique ».
Des extrapolations extravagantes
De plus, comment savoir ce qui s’est produit, il y a des milliards d’années, surtout en supposant que les conditions environnantes n’ont jamais cessé d’évoluer ? Est-ce que tout cela est sérieux ? L’homme ne peut même pas prédire l’ampleur des changements climatiques et leurs effets d’ici cinq ans…
L’homme, un être à part
Et qui pense vraiment parmi les humains que l’homme n’est pas plus qu’un simple animal ? Comment alors expliquer son sens moral ? Et la Cour pénale internationale ? Et le phénomène religieux présent chez tous les peuples, même les plus isolés ? Et comment expliquer l’aspiration des hommes à un monde juste et pacifique alors que « la survie du plus apte » devrait être son seul souci animal ? Se pourrait-il que la Bible dise vrai lorsqu’elle souligne que l’homme est un être fait à l’image de Dieu (Genèse 1.26-27) plutôt qu’un simple animal un peu plus évolué que les autres ?
Avant de proclamer haut et fort que le créationnisme est une « fable » et la théorie de l’évolution, un « fait scientifique », nous devrions plutôt soupeser objectivement les évidences de ces deux visions des origines et résister à la tentation d’adopter des conclusions influencées principalement par nos choix religieux.
5. Les attaques de certains archéologues
contre la Bible
Une autre grande séduction est de penser que les nouvelles découvertes archéologiques d’Israël Finkelstein ont clairement démontré qu’on ne pouvait pas se fier à la Bible pour connaître l’histoire ancienne. Selon cet archéologue postmoderne, la Bible ne serait pas fiable sur le plan historique.
La fragilité des arguments du silence
Affirmer qu’une chose ou qu’un personnage ou qu’un événement n’ont pas existé parce qu’aucune découverte archéologique n’a été faite à leur sujet est une conclusion manquant de rigueur scientifique. Les arguments du silence ne prouvent rien. Laissez-moi vous donner trois exemples de cela.
Dans le passé, on a remis en question l’historicité de la Bible, en affirmant que l’écriture n’existait pas encore au temps de Moïse, et que par conséquent, Moïse ne pouvait absolument pas avoir écrit le Pentateuque. Mais les archéologues ont découvert un peu plus tard la fameuse stèle noire sur laquelle on a retrouvé des caractères cunéiformes datant de trois siècles avant Moïse… Chose surprenante, cette découverte n’a pas fait les manchettes et les journalistes ne se sont pas empressés d’écrire en grosses lettres dans leur nouvelle édition : Les savants s’étaient trompés, la Bible disait vrai : Moïse a vraiment écrit le Pentateuque !
Un autre exemple concerne l’existence du peuple hittite. Durant une longue période de temps, la Bible a été le seul livre à mentionner l’existence de ce groupe. Nous trouvons plus d’une cinquantaine de mentions des Hittites dans l’Ancien Testament. Néanmoins, parce que les archéologues n’avaient rien trouvé au sujet de ce peuple dans leurs fouilles, ils avaient conclu que la Bible était fausse. Mais plus tard, on a découvert plus de 1 200 ans de civilisation hittite.
Un troisième exemple concerne le récit de David et Goliath. L’histoire de David et Goliath a captivé depuis toujours l’imagination des lecteurs de la Bible. Elle nous parle d’un jeune garçon plein de foi affrontant avec une fronde et cinq cailloux un géant philistin armé jusqu’aux dents. S’agit-il d’une histoire vraie ou d’un mythe ? Philip Davies, professeur d’études bibliques à l’Université de Sheffield, écrivait en 1992 : « L’empire biblique de David et de Salomon n’a pas laissé la moindre trace archéologique. Nous en concluons donc que David et Salomon et le géant Goliath n’ont existé que dans le folklore comme le roi Arthur et les chevaliers de la Table ronde. » Il s’agit encore là d’un argument du silence. Le fait que les archéologues n’aient rien trouvé à leur sujet ne prouve en rien que David et Salomon ou Goliath n’aient pas vraiment existé. La seule conclusion scientifique qu’on peut honnêtement tirer d’une telle absence d’information archéologique est qu’aucune découverte archéologique n’a été faite au sujet de ces personnages bibliques jusqu’à ce jour. Tout le reste n’est pas scientifique, mais spéculatif.
En 1993, ceux qui travaillaient à Tel Dan dans le nord d’Israël ont fait une trouvaille remarquable. Ils ont découvert à l’extérieur de la porte de la ville, une pierre volcanique portant une inscription mentionnant une victoire du roi araméen Ben-Hadad contre la « maison de David ». C’est la première mention du nom David jamais relevée en dehors de la Bible, et les archéologues ont pu déterminer que cette inscription datait d’avant 850 av. J.-C. (à cause du type d’écriture sur la pierre) : ce qui confirme l’historicité du texte biblique.
De plus, des archéologues effectuant des fouilles en 2005 à Gath (Tel es-Safi, dans le sud d’Israël), lieu d’habitation du légendaire Goliath, ont exhumé un fragment de poterie portant une inscription au nom du célèbre Philistin. Cette découverte apporterait, croient les chercheurs, une crédibilité historique à l’histoire biblique de la bataille de David contre le géant. « Si elle ne prouve pas hors de tout doute l’existence du géant Goliath, la découverte soutient néanmoins la description biblique de la vie à l’époque où cette bataille aurait eu lieu », affirme Aren Maeir, professeur à l’Université Bar-Ilan et responsable de ces fouilles. « Ce que cela démontre, c’est qu’à cette époque, il y avait des gens nommés Goliath, dit-il. Cela prouve que l’histoire de David et Goliath reflète la réalité culturelle de ce temps. »
Certains chercheurs affirment que l’histoire de David et Goliath n’est qu’un mythe écrit des centaines d’années après le fait supposé. Mais Maeir affirme quant à lui que les tessons trouvés aident à dissiper l’aspect mythique de cette histoire. Le morceau trouvé remonte à 950 av. J.-C., ce qui le situe à quelque 70 ans à peine de la date biblique marquant le duel entre David et le géant Goliath. « Cela en fait la plus ancienne inscription philistine trouvée jusqu’à présent », affirment les archéologues.
Bref, déclarer dogmatiquement qu’une chose ou qu’un personnage ou qu’un événement n’ont pas existé parce qu’aucune découverte archéologique n’a été faite à leur sujet est une conclusion manquant totalement de rigueur scientifique. Plutôt que d’appliquer à la Bible la présomption d’innocence, on part avec l’idée que la Bible est fausse jusqu’à preuve du contraire. Si cette méthodologie était appliquée également aux nombreuses hypothèses scientifiques non prouvées, plusieurs de ces hypothèses - dont l’évolution - seraient écartées ipso facto.
Réponses aux interprétations de Finkelstein et de Silberman
Plusieurs scientifiques et érudits bibliques ont réagi aux suppositions de Finkelstein. Voici entre autres, traduites et résumées en nos propres mots, les observations du docteur Richard S. Hess, professeur d’Ancien Testament au Séminaire de Denver, au Colorado.
Hess écrit d’abord que Finkelstein et Silberman ne cachent pas dans leur ouvrage – The Bible unearthed (La Bible dévoilée) - leur intention de démontrer que la Bible n’est pas un livre fiable sur le plan historique. Ces auteurs se limitent à présenter leur interprétation particulière des découvertes archéologiques sans mentionner ou discuter les autres interprétations de ces mêmes découvertes.
Entre autres, ils prétendent dans leur volume que la Bible est fausse, car elle mentionne des éléments comme l’utilisation de chameaux domestiques à l’époque des patriarches au 2e millénaire av. J.-C., alors que l’archéologie n’a de traces de ces éléments que plusieurs siècles plus tard. Mais que l’archéologie n’ait pas de traces de ces choses ne prouve rien du tout.
Ils déclarent aux pages 59 et 60 de leur livre que les Égyptiens ne font aucune mention de l’exode et qu’aucun peuple connu sous le nom d’Israël n’existait à cette époque. Mais nous pouvons répondre à cela que les Égyptiens n’auraient jamais enregistré dans leurs annales un épisode aussi humiliant que leur défaite face aux Israélites.
Désirant démontrer que l’époque des patriarches a été inventée de toutes pièces au VIIe siècle av. J.-C., au temps de Josias, Finkelstein et Silberman affirment dans leur ouvrage (p. 65 à 71) que les éléments socioculturels entourant l’histoire de Joseph se retrouvent également au VIIe siècle av. J.-C. Mais bien que certains éléments du 2e millénaire av. J.-C. se retrouvent effectivement au VIIe siècle, d’autres éléments comme la vente d’un esclave pour la somme de 20 pièces d’argent rapportée dans Genèse 37.28 ne sont pas attestés au VIIe siècle. De plus, le lieu de résidence du Pharaon dans la région est du Delta, permettant à Moïse et Aaron de lui rendre visite et de retourner le même jour auprès des Israélites qui travaillaient dans les villes de Pithom et de Ramsès, est aussi unique à la période du 2e millénaire av. J.-C.
Finkelstein et Silberman affirment aussi dans leur ouvrage (p. 62 et 63) qu’un peuple aussi nombreux que les Israélites – plus de 600 000 hommes selon Genèse 12.37 – aurait certainement laissé des traces de son passage dans le désert. Mais il s’agit encore là d’une supposition douteuse, car plusieurs autres groupes de nomades du désert n’ont laissé aucune trace de leur existence et de leurs déplacements. De plus, Dieu avait formellement interdit aux Israélites de faire des images, statues ou sanctuaires de roches dont on aurait pu retrouver certains vestiges.
Ces deux mêmes auteurs soutiennent aussi catégoriquement qu’il ne peut y avoir eu de conquête du pays de Canaan sous Josué, car ils n’ont pas retrouvé de vestiges brûlés de villes et de murs. Mais ils ne tiennent pas compte de Josué 11.13 où il est écrit : Mais Israël ne brûla aucune des villes situées sur des collines, à l’exception seulement de Hatsor, qui fut brûlée par Josué.
Finkelstein et Silberman notent aussi l’existence de nombreux petits villages non fortifiés dans les régions montagneuses de Palestine comme preuve que les Israélites n’étaient pas des conquérants venus d’ailleurs, mais de simples nomades du pays qui avaient fini par se fixer dans cette région. Mais ces villages non fortifiés correspondent en tous points à la description qui en est faite dans Juges, Ruth et 1 Samuel. Ils reflètent de façon précise l’organisation sociale avant l’époque subséquente de la monarchie. De plus, les archéologues ont constaté une augmentation sensible de la population dans cette région correspondant à l’arrivée des Israélites. William Dever renchérit en observant que l’explosion de la population dans ces villages ne peut s’expliquer seulement par un phénomène de croissance naturelle, mais par l’arrivée d’immigrants : ce qui s’harmonise avec le récit biblique. Et personne ne devrait se surprendre qu’on ne puisse distinguer ces Israélites des autres habitants de la région, car il est écrit dans Juges 2.10-12 : 10 [...] il s’éleva après elle une autre génération, qui ne connaissait point l’Eternel, ni ce qu’il avait fait en faveur d’Israël. 11 Les enfants d’Israël firent alors ce qui déplaît à l’Eternel, et ils servirent les Baals. 12 Ils abandonnèrent l’Éternel, le Dieu de leurs pères, qui les avait fait sortir du pays d’Égypte, et ils allèrent après d’autres dieux d’entre les dieux des peuples qui les entouraient; ils se prosternèrent devant eux, et ils irritèrent l’Eternel.
Finkelstein et Silberman affirment que si David et Salomon ont bel et bien existé, ils ont régné sur un très petit royaume contrairement à ce qui est dit dans les livres de Samuel, les livres des Rois et les livres des Chroniques. Toutefois, le manque d’évidences archéologiques ne prouve en rien leurs conclusions. C’est encore une fois le fragile argument du silence qui prévaut dans leur méthodologie. Jérusalem a toujours été habité depuis le temps de David et a connu de nombreux chantiers de construction. De plus, la ville a subi de grandes transformations durant la période romaine où certaines parties de la ville ont été complètement rasées pour faire place à de grandes domus (demeures) luxueuses. De plus, les plus récentes excavations faites à Guézer et Hatsor ont permis de découvrir une porte monumentale qui, d’après les textes, proviendrait de l’époque de Salomon; ce qui correspond au témoignage de 1 Rois 9.15-16 où l’on peut lire : 15 Le roi Salomon avait organisé des travaux obligatoires pour construire le temple du Seigneur, le palais royal, la terrasse appelée Millo et les murailles de Jérusalem, ainsi que les villes de Hassor, de Méguiddo et de Guézer. – 16 Le Pharaon, roi d’Égypte, avait attaqué Guézer ; il avait pris la ville et l’avait incendiée, après avoir massacré les Cananéens qui l’habitaient, puis il l’avait donnée comme cadeau de noces à sa fille, lorsqu’elle épousa Salomon…
Dans les années 1950, des chercheurs avaient mis au jour à Hatsor une première porte monumentale datant de l’époque de Salomon. Yigael Yadin, de l’Université hébraïque, avait alors prédit que des portes semblables seraient découvertes sur les autres sites mentionnés par la Bible ; hypothèse qui s’avéra exacte. Les excavations de Guézer mirent au jour une porte similaire, datée du Xe siècle av. J.-C., époque de Salomon. Les textes découverts sur ces deux chantiers confirment la correspondance avec Hatsor et Guézer. Les érudits postmodernes continuèrent à douter de cette corrélation avec les activités de Salomon, affirmant que la porte était en fait d’une époque ultérieure. Mais en 1990, la reprise des excavations à Guézer sous William Dever fournit les preuves requises pour dater cette porte du Xe siècle av. J.-C.
Les affirmations dites « scientifiques » des journalistes
Il y a un autre problème de taille : la tendance journalistique détestable de multiplier les affirmations fracassantes sans les prouver. En lisant l’article de Roch Côté dans L’actualité de janvier 2009, intitulé « La Bible, une histoire inventée ? », nous sommes frappés par le nombre d’affirmations lancées avec force, sans pour autant être appuyées d’arguments sérieux. Par exemple, dans le prélude de son article, M. Côté écrit : « Jésus n’est pas né à Bethléem et le royaume de David n’était qu’un chapelet de villages, affirment des historiens et des archéologues. »
En lisant cela, nous devrions premièrement nous poser la question suivante : est-ce que tous les historiens et archéologues seraient d’accord avec une telle affirmation ? C’est ce que M. Côté laisse entendre, n’est-ce pas ? Et la réponse est évidemment non. Deuxièmement, sur quoi certains historiens et archéologues se basent-ils pour affirmer une telle opinion avec tant de force ? N’importe qui peut affirmer n’importe quoi avec conviction et grande éloquence. Mais qu’est-ce que cela prouve ? La valeur d’une affirmation dépend toujours de la force des arguments qui la soutiennent. Et on ne peut vraiment déterminer la force et la valeur des arguments avant d’avoir examiné les deux côtés de la médaille, ce qui n’est pas fait dans cet article.
Dans le premier paragraphe de l’article, M. Côté ajoute : « Jésus qui naît dans une crèche à Bethléem, le peuple hébreu fuyant l’Égypte par la mer Rouge avec Moïse à sa tête, la conquête de la Terre promise, la chute des murs de Jéricho sous l’effet des trompettes de Josué, la magnificence du royaume de David et de Salomon… Ces récits bibliques ont une chose en commun : ils appartiennent à l’univers du mythe et non à celui de l’histoire. » Nous avons ici encore une autre affirmation fracassante, mais sans fondement.
Dans le deuxième paragraphe du même article, on trouve une autre « déclaration choc » inexacte et non validée : « La critique des récits bibliques à laquelle se livrent des experts de tous horizons aboutit aujourd’hui à considérer nombre d’entre eux non pas comme des données historiques fiables, mais comme des légendes, des textes symboliques qui s’apparentent à des fables. Leur but est d’éduquer, d’édifier et non pas de reconstituer les événements du passé. » Il aurait été plus honnête de dire que « certains experts » pensent que la valeur historique de la Bible est discutable, mais que d’autres croient en son historicité. De plus, sur quoi se base-t-on pour affirmer que la Bible est une collection de légendes et de textes symboliques ?
Dans le troisième paragraphe (toujours du même article), on trouve une autre affirmation fracassante mais également gratuite : « Le récit de la naissance de Jésus à Bethléem, avec la mangeoire, le bœuf et l’âne, les bergers, les Rois mages, est considéré par les exégètes – les experts de l’interprétation biblique -, tant catholiques que protestants, comme une fable pieuse destinée à soutenir la foi. Pour eux, Jésus, dont l’existence est historiquement avérée, est né à Nazareth, là où vivait sa famille. « On ne retient absolument pas l’historicité de ces récits que l’on trouve dans les Évangiles de saint Matthieu et de saint Luc », commente Odette Mainville, spécialiste des Évangiles et professeure à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal. « Qu’on soit un exégète catholique ou protestant, on se rendrait ridicule en disant qu’il faut prendre à la lettre ces récits de naissance. » »
Encore une fois, M. Côté aurait dû se contenter de dire que certains exégètes, catholiques et protestants, doutent de l’historicité de la Bible. Et pour le reste, on nage encore dans une mer d’affirmations gratuites. Sur quelle base établit-on que les récits de Matthieu et de Luc ne sont pas historiques, alors que ces deux hommes étaient mille fois plus près des événements que les érudits modernes ? De plus, que Luc et Matthieu ne rapportent pas exactement les mêmes événements est facilement explicable sur la base de leurs objectifs éditoriaux respectifs. Il est normal que deux journalistes faisant un reportage du même événement pour deux auditoires différents sélectionnent des éléments différents de l’événement sans pour autant que ces derniers soient contradictoires.
Bref, le fait d’affirmer une opinion avec force et d’ajouter les mots science, experts, spécialistes ou autres termes ne prouvent absolument rien. Voici ce que M. Jack Cochrane, théologien et auteur de plusieurs ouvrages linguistiques, écrit au sujet de l’article de M. Côté : « [...] Le vocabulaire de l’article est tendancieux et peu objectif. Il est évident que l’article s’en prend à l’historicité de la Bible en lui attribuant, à profusion, des qualificatifs défavorables comme fable, mythe, légende, histoires grandioses, imagerie, mythologie, fabuleux, légendaire, erreur. Et cela, sans aucune preuve ni aucun exemple. Ce sont des affirmations gratuites. Si on répète une affirmation assez souvent, les gens finissent par la croire. De plus, pour donner du prestige à sa croyance, M. Côté l’appuie par des mots favorables comme science, historiens, archéologues, spécialistes, experts, données historiques, découvertes archéologiques, valeur historique, sciences exactes, recherches, carbone 14, précision, preuves archéologiques. C’est de la poudre aux yeux. Il ne cite qu’un petit nombre d’archéologues en laissant entendre que tous les érudits adhèrent à cette croyance. Il passe sous silence le fait que le sujet est très controversé. C’est de la malhonnêteté intellectuelle de ne pas mentionner que d’autres contredisent ce qu’il avance. »
La tendance des archéologues postmodernes comme Finkelstein, dont M. Côté cite les opinions, est de reconstituer l’histoire à partir de vestiges, sans même consulter les sources littéraires et historiques, et en étant biaisés par des préjugés postmodernes. Mais l’interprétation particulière que Finkelstein et son collègue Silberman font des vestiges dans leur ouvrage La Bible dévoilée n’est pas partagée par tous les archéologues. Entre autres, William G. Dever, un archéologue américain, a fait une critique détaillée de cet ouvrage dans son livre publié en 2003 intitulé Who were the Early Israelites and where did they come from ? (titre en français : Aux origines d’Israël).
Conclusion
Si la Bible est le discours d’une communauté donnée, il est normal qu’elle soit faillible et plus ou moins fiable sur le plan historique. Mais si elle est « Parole inspirée de Dieu » comme le déclare l’apôtre Paul dans sa deuxième lettre à Timothée, au chapitre 3, verset 16, pourquoi ne serait-elle pas fiable sur le plan historique de la même manière qu’elle est pertinente sur le plan spirituel ?
Dans cette brochure, nous avons présenté quelques évidences en faveur de l’historicité et fiabilité de la Bible. Mais nous demeurons conscients de l’importance de la foi dans toute démarche spirituelle. Quelqu’un peut choisir de croire ou de ne pas croire. Cependant, personne ne devrait se donner le droit de discréditer la Bible sur la base de préjugés ou d’opinions non fondées. Ce serait faire preuve d’un manque d’ouverture d’esprit et de manque de rigueur intellectuelle.
Bernard Guy, février 2009

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